dimanche 4 février 2018

Pas lui


Metoo. On se dit : Non, pas lui ! Weinstein, soit, il ressemble au porc qu’il est, et on n’est pas surpris qu’un homme au tel pouvoir en use et en abuse. Mais Daniel Dobbels ? Non, pas lui ! On aimait bien sa voix, sa façon sensible de parler d’art. Woody Allen ? Non, pas lui ! On ne veut pas que son génie de créateur soit entaché d’un vice privé. Regardera-t-on autrement ses films ? Ne les regardera-t-on plus du tout ? C’est ici qu’il faut rappeler l’absolue séparation de l’homme et de l’œuvre. On peut facilement la pratiquer au passé, mais avec les contemporains, c’est plus compliqué, parce que l’homme (ou la femme) bouche la vue.

Tariq Ramadan : les islamophobes ne sont pas mécontents qu’un islamologue tombe pour une affaire de mœurs, en contradiction avec sa parole publique, mais en cohérence avec l’image que l’Islam se fait des femmes. On aurait préféré continuer à discuter avec lui sur le terrain des idées, au lieu que le débat religieux se termine dans une cour d’assises.

L’une des accusatrices confond son agresseur en mentionnant une petite cicatrice de trois centimètres entre le sexe et le pli de l’aine. Bill Clinton, c’était une tâche sur le pénis, si je me souviens bien. Ces hommes que la nature a dotés d’un signe particulier caché devrait s’abstenir de se découvrir.